Allemagne Agenda 2010

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Allemagne Agenda 2010

Message par Admin le Dim 2 Avr - 9:41


[size=43]Gilles RAVEAUD


[size=33]© Gilles RAVEAUD pour l’Economie politique[/size]
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Gerhard Schröder, “L’Agenda 2010, clé de la réussite de l’Allemagne” (traduction exclusive)





L’Agenda 2010, clé de la réussite économique de l’Allemagne
Par Gerhard Schröder, 23 avril 2012
La crise en Europe a démontré qu’un changement de direction est nécessaire, non seulement en Allemagne, mais dans toute l’Union européenne, si nous voulons que notre continent soit en mesure de relever les défis de l’avenir. Pour cette raison, nous avons besoin d’un programme de réforme des économies nationales en Europe. Et sur le plan européen, nous avons besoin d’un programme de réforme qui change la façon dont l’Europe est organisée en termes politiques, sociaux, économiques et fiscaux.
La crise européenne nous fournit cette opportunité. Nous nous demandons souvent s’il est réellement possible de réformer les sociétés industrielles développées. Cependant, il semble vrai de dire que les réformes peuvent être introduites en temps de crise. D’une part, la crise fournit la justification politique des nécessaires, et parfois rudes, réformes. Et d’autre part, dans ces moments-là en particulier, il existe une acceptation sociale des réformes. Et cela est important pour l’élaboration des politiques démocratiques.
En d’autres termes, cela signifie que les réformes sont absolument essentielles, et qu’il est possible de les mettre en œuvre.
Les problèmes sont trop bien connus :
1/ Suite à la crise financière mondiale, il y a un besoin urgent de consolider les budgets publics.
2/ Il est important de renforcer la compétitivité des Etats de l’UE parce que les économies émergentes telles que les BRIC (Brésil, Inde, Chine, Russie, Afrique du sud) sont en train de nous rattraper, et parce qu’il existe de grandes disparités au sein de l’Union européenne.
3/ La pression démographique sur les systèmes de sécurité sociale n’a pas diminué. Pour cette raison, il y a un besoin continu d’un réglage fin en vue d’assurer l’efficacité et la soutenabilité financière de l’État providence.
A toutes fins utiles, c’est le genre d’arguments avec lesquels nous étions aux prises en 2003, lorsque nous travaillions sur l’Agenda 2010. Lorsque j’ai dévoilé le programme de réforme devant le Parlement allemand en mars 2003, j’ai déclaré :
Soit nous nous modernisons, et j’entends par là que nous le faisons en tant qu’économie sociale de marché, soit d’autres vont nous moderniser, et j’entends par là les forces du marché incontrôlées qui négligerons la dimension sociale.
Cela est tout aussi vrai aujourd’hui qu’il l’était il y a dix ans, si l’on regarde les turbulences sur les marchés financiers et leurs conséquences.
Vous m’avez demandé de faire quelques remarques à propos des réformes de l’Agenda 2010 et ce que nous avons appris d’elles. Je suis parfaitement heureux de le faire. Cependant, je ne vais pas vous donner de conseils à propos de ce qui se passe en Belgique. Ce n’est pas à moi de vous dire si certaines mesures, en particulier nos réformes du marché du travail, peuvent être transférées en Belgique. Ce sont des choses dont vous aurez à décider par vous-mêmes.
Il y a dix ans, de nombreux commentateurs internationaux considéraient l’Allemagne comme “l’homme malade de l’Europe.” Aujourd’hui, l’Europe regarde l’Allemagne comme un modèle à imiter. Il y a des raisons qui expliquent cette force économique, et la force politique qui l’accompagne. Les années 2000 à 2005 furent celles durant lesquelles l’Allemagne s’est modernisée, et au cours desquelles furent jetées les bases de l’essor économique d’après 2006 et de la reprise rapide de l’économie allemande après la récession de 2009.
Ceci est partiellement dû au fait que l’Allemagne possède une structure économique unique qui se caractérise par une base industrielle forte et des PME très compétitives. Ceci contraste nettement avec la Grande-Bretagne, qui a fortement misé sur les services financiers et qui est maintenant pratiquement de-industrialisée. L’Allemagne, au contraire, a poursuivi dans le passé récent une politique de soutien à la base industrielle et aux PME. Par ailleurs, en Allemagne, le partenariat social a fait ses preuves pendant la crise. Les partenaires sociaux ont agi de manière très responsable, signant au cours des dernières années des accords salariaux flexibles et prévoyant des hausses modérées des rémunérations.
Une mesure d’accompagnement efficace de la crise a consister à verser des allocations de courte durée. Ces aides gouvernementales compensent les pertes de salaire des travailleurs lorsque leurs employeurs réduisent leur temps de travail à la suite d’une crise économique. Au cours de la récession de 2009, cette mesure n’a pas seulement évité une grande partie des difficultés sociales et du chômage. Elle a également rendu possible pour les employeurs de conserver des employés hautement qualifié, qui ont permis aux sociétés d’augmenter la production rapidement, une fois la crise passée. Mais la forte compétitivité de l’industrie allemande est également due aux réformes.
En Allemagne, nous avons mené notre réforme des systèmes de protection sociale beaucoup plus tôt que dans d’autres Etats européens. D’autres pays commencent maintenant à copier l’Agenda 2010. Sur le plan international, il est considéré comme un modèle digne d’être imité. La raison en est que toutes les sociétés développées d’Europe sont confrontées aux deux mêmes défis : la mondialisation et le vieillissement de la population. Avec l’aide de l’Agenda 2010, nous avons ajusté les systèmes de protection sociale afin d’assurer la viabilité financière de l’État-providence et de lui permettre de relever les défis de l’avenir. Nous avons réformé le marché du travail, agi en faveur d’un allongement de la vie active, et réformé le système de retraites en créant un deuxième pilier sous la forme d’une prestation de retraite financée par capitalisation (investment-based retirement provision). Et, dans le même temps, nous avons investi davantage dans la recherche et l’éducation, dans l’accueil de la petite enfance, et dans les écoles.
L’Agenda 2010 est la plus vaste réforme du système de protection sociale allemand depuis sa création. De ce fait, l’Agenda a suscité beaucoup d’opposition. Encore aujourd’hui, dix ans après, il est encore controversé. Mais de quoi s’agit-il en réalité ? Tout d’abord, nous avons dû faire face à l’arriéré de réformes qui s’étaient accumulées au cours des deux décennies précédentes au niveau sociétal et dans le système de protection sociale. Il n’y a aucun doute sur le fait que les systèmes de protection sociale n’étaient pas transparents, et surtout, qu’ils étaient inefficaces. Enfin, ils étaient conçus uniquement pour apporter un soutien à ceux qui en ont besoin.
De mon point de vue, le principe fondamental qui est au cœur des réformes de l’Agenda 2010, c’est le principe “exiger et aider” (require and support). Ce principe concerne l’équilibre entre la solidarité d’une part et la responsabilité individuelle d’autre part. Certes, l’État providence garantit - et doit garantir - que les gens ont droit à une protection dans les moments qui constituent une menace pour leur existence. Mais il ne faut pas absoudre les gens de leur devoir de faire tout ce qu’ils peuvent pour éviter de demander une aide.
Il faut tout d’abord demander aux gens d’être responsables pour eux-mêmes. Et cela inclue de les encourager et de leur permettre de retrouver du travail. C’est du moins ce que j’entends par le terme de solidarité. C’est ce que l’on veut dire lorsqu’on dit “exiger et aider.”
Nous pouvons être fiers des résultats de l’Agenda 2010. En Allemagne, nous avons atteint un plus bas historique dans les statistiques du chômage. Le chômage a diminué en termes structurels de 2 millions de personnes. Cela est à comparer avec la zone euro, où plus de personnes sont maintenant sans travail qu’à aucun moment depuis l’introduction de l’euro. 17 millions de personnes. Dans le cas des moins de 25 ans, le taux de chômage en Espagne atteint 50%. En Italie, il est de 31%, et en France, il a atteint 23%. En Allemagne, au contraire, le chiffre est d’environ 8%.
Le rapport national actuel de l’OCDE sur l’Allemagne montre que cette situation positive doit principalement être attribuée aux réformes du marché du travail introduites par l’Agenda 2010. Avec l’Agenda 2010, nous avons pu démontrer que l’Allemagne, dont on pensait il y a dix ans qu’elle était incapable de se réformer, est en fait capable de procéder à des changements. L’Agenda 2010 n’a pas seulement été une politique de réforme structurelle ; il a aussi été une réforme culturelle.
La politique de réforme m’a apporté un certain nombre d’enseignements. De mon point de vue, les plus importants sont les suivants :
Tout d’abord, de façon générale, les individus sont toujours très favorables aux réformes. Dans les sondages d’opinion, la grande majorité de l’électorat estime que le pays et la société dans son ensemble doivent changer. Toutefois, si les gens sont personnellement touchés, alors la volonté d’embrasser des réformes se transforme rapidement en rejet. Nous avons vu ce genre de chose en Allemagne, lorsqu’il y a eu d’importantes manifestations contre l’Agenda 2010. Nous assistons aujourd’hui à des manifestations similaires dans d’autres pays européens, et certains d’entre elles ont malheureusement été assez violentes. Toutefois, cela ne devrait pas nous dissuader de faire ce qui doit être fait. Les dirigeants doivent avoir suffisamment d’énergie pour vouloir et pouvoir mettre en œuvre les réformes nécessaires. Même si cela signifie perdre les élections.
Deuxièmement, il existe un décalage temporel entre le moment où des décisions de réformes, parfois douloureuses, sont prises et le moment où leurs avantages commencent à se faire sentir. Dans les systèmes démocratiques, les élus sont tenus de faire preuve de leur légitimité à intervalles réguliers, au cours des élections locales, régionales et nationales. Il existe toujours le risque que les électeurs infligent un châtiment sans attendre. Toutefois, une période de temps plus longue est nécessaire pour que les réformes commencent à avoir un effet positif. Dans le cas de l’Agenda 2010, il a fallu attendre environ cinq ans. Des dirigeants démocratiquement élus peuvent échouer parce qu’ils se trouvent dans l’intervalle entre le moment où la décision est prise et celui de ses effets. Ce danger existe actuellement en Europe pour les gouvernements courageux tels que celui mené par mon ami Mario Monti. Mais là encore, il est important de se rappeler que le bien-être de son pays est plus important que le bien-être des partis politiques.
Troisièmement, les systèmes de protection sociale des sociétés développées industrielles sont très complexes. Les conséquences d’une mesure particulière ne sont pas aisément prévisibles. Pour cette raison, les réformes ne peuvent être infaillibles. Il est important que les décideurs soient en mesure d’apporter des modifications à un stade ultérieur. Il me semble que l’idée “d’introduire des modifications à un stade ultérieur” a été injustement critiquée. Nous ne devrions pas avoir peur des dirigeants politiques qui corrigent les erreurs qu’ils ont faites. Nous devrions au contraire avoir peur des politiciens qui ne sont pas disposés à admettre qu’ils ont commis une erreur, et qui, par conséquent, ne font rien du tout.
Avec le recul, il y a deux aspects de l’Agenda 2010 que souhaiterais maintenant modifier, si j’étais en mesure de le faire.
A partir du milieu des années 1990, le nombre d’emploi à bas salaires a augmenté en Allemagne. Si les réformes du marché du travail n’ont pas créé ce type d’emplois, elles ont certainement renforcé la tendance, et ce de manière délibérée. L’idée était d’utiliser le secteur des bas salaires pour permettre aux gens qui n’étaient pas particulièrement bien qualifiés d’accéder au marché du travail primaire [celui des bons emplois]. Dans une certaine mesure, cela a été un succès, mais - et il faut être assez ouvert à ce sujet - les travailleurs concernés subissent les décisions des employeurs qui tentent de réduire leurs coûts de main-d’œuvre. Je pense qu’une manière efficace de remédier à ce problème serait d’introduire un salaire minimum. Cependant, je peux comprendre la position adoptée par de nombreux syndicalistes qui estiment qu’une loi prévoyant un salaire minimum de base constituerait une menace pour le système allemand de négociations salariales autonome. C’est pourquoi je crois que la priorité devrait être accordée aux salaires minimums sectoriels.
Laissez-moi prendre un autre exemple, celui du travail temporaire. Avec cette partie du programme de réforme, nous voulions aider les entreprises à faire face à la charge de travail accrue entraînée par les pics d’activité. Mais lorsque les entreprises utiliser ces dispositions loi en vue de remplacer les salariés permanents par des salariés temporaires, cela constitue un abus qui doit être réprimé. Un travailleur temporaire qui effectue le même travail qu’un salarié permanent doit obtenir le même salaire. Et, soit dit en passant, cette demande doit s’appliquer aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Il y a encore une différence de salaire de 20% entre hommes et femmes, alors que cette inégalité devrait appartenir au passé.
Quatrièmement, le sort de toutes les réformes, et même les mieux pensées, c’est que les gens essaient de revenir en arrière. C’est ce que l’histoire nous enseigne. Les réformes sont suivies de remise en cause. Cela s’est également produit pour l’Agenda 2010. Bien qu’il ait abouti à des résultats positifs, il est souvent remis en question, et des points importants ont été annulées. Ce fut notamment le cas concernant la durée de versement des allocations chômage, ainsi qu’à propos de l’âge de départ à la retraite. En tant que réformateur, c’est quelque chose que je regrette. Je ne suis pas tellement préoccupé par le fait que telle ou telle mesure ait été annulée. Ce qui me perturbe, c’est le fait que la politique de réforme en tant que telle soit remise en question. Si la société n’est plus disposée à évoluer, c’est l’ensemble du système qui va se scléroser.
La bonne santé économique actuelle en Allemagne peut conduire certaines personnes à croire que des réformes supplémentaires sont inutiles. Cependant, c’est une attitude myope, car y a au contraire un besoin pressant de réformes. D’une part, parce que d’autres Etats européens sont en train d’adopter des réformes douloureuses et d’améliorer ainsi leur compétitivité, au détriment de l’Allemagne. D’autre part, parce que notre société vieillissante nous impose un défi incontournable. Avec une population en déclin, nous devons augmenter le taux d’activité afin de maintenir notre force économique et l’emploi.
Un nouvel ordre du jour doit faire face à ce défi:
1/ Plus de femmes doivent être encouragées à intégrer la population active, grâce à l’élaboration de politiques permettant de concilier vie familiale et travail.
2/ Le système éducatif doit être organisé de manière à ce qu’aucun élève ne soit laissé pour compte. C’est le but réel de l’intégration. Les enfants de familles immigrées doivent être formés de la meilleure façon possible, afin de devenir les travailleurs qualifiés de demain.
3/ Et enfin, nous devons introduire une politique d’immigration moderne qui rende notre pays plus attrayant pour les travailleurs étrangers très qualifiés.
Ces mesures constituent ce que j’ai appelé l’«Agenda 2030». Ce que je voudrais vraiment essayer de dire, c’est que des réformes sont nécessaires si nous voulons que notre société ait un avenir, et si nous voulons vivre en paix et en prospérité en 2030. Nous avons également besoin d’un programme de réforme au niveau européen afin de remédier aux erreurs de conception initiales de l’union monétaire.
L’erreur fondamentale qui a été commise au moment de l’union monétaire a été de ne pas coordonner la politique économique et financière dans la zone euro. La crise actuelle démontre que l’on ne peut pas avoir une zone monétaire commune sans financement commun, et sans politiques économiques et sociales communes. Nous devons maintenant lutter pour plus, et non pas pour moins d’Europe. Et il appartient aux dirigeants politiques des Etats membres de défendre l’idée européenne plus ouvertement et de manière plus vigoureuse.
Cela, par exemple, s’applique aux initiatives de croissance, aux réformes structurelles, et aux propositions visant à renforcer les institutions européennes au détriment des États-nations. Et c’est surtout une importance capitale pour conférer une plus grande légitimité démocratique aux décisions européennes, afin de convaincre celles et ceux qui estiment, à juste titre, que les ambitieuses décisions européennes sont actuellement prises au moyen de procédures incompréhensibles pour le citoyen.
Il est temps de changer la nature même de la politique économique et de la finance européenne. En fait, la politique européenne doit cesser d’être une politique de coupes budgétaires, pour devenir une politique de promotion de la croissance.
Les mesures qui ont été adoptées jusqu’ici sont certainement les bonnes :
1/ La création d’un filet de sécurité d’un montant de € 800 000 000 000 - même si tout cela aurait dû être fait plus rapidement, et bien que le montant aurait dû être beaucoup plus élevé dès le début de la crise.
2/ Les liquidités fournies par la BCE aux marchés financiers, et des achats d’obligations d’État par de la BCE, qui sont nécessaires afin de stabiliser la zone euro.
3/ Le pacte fiscal est une mesure supplémentaire importante qui permettra de rendre les budgets nationaux plus stables à long terme .
Mais le pacte fiscal a une faiblesse qui doit être rectifiée. La Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Italie et l’Espagne ont fait des progrès considérables en ce qui concerne leurs finances publiques. Mais la situation économique et politique dans ces pays montre que réduire les dépenses publiques ne suffit pas à surmonter la crise. En fait, c’est le contraire. Il existe un danger que les économies nationales soient, pour ainsi dire, étranglées par les strictes politiques d’austérité. En Grèce, cela s’est déjà produit.
Cette politique est lourde de dangers. Elle délégitime l’élaboration des politiques démocratiques dans les États-nations, qui se voient confrontés à de violentes manifestations et à la montée des partis populistes et extrémistes. En termes économiques, cette politique est également hors de propos lorsqu’elle concerne l’ensemble de l’Union européenne, puisque ce qui se passe dans ces pays affecte les pays dont les économies sont axées sur l’exportation. Plus de 60% des exportations allemandes sont absorbés par l’Union européenne. Pour cette raison, nous serions bien avisés d’amortir l’impact des mesures d’austérité sévères avec des programmes conçus pour promouvoir la croissance. Nous avons donc besoin d’ajouter une composante de croissance au traité fiscale. A cet effet, nous pourrions, par exemple, utiliser les revenus d’une taxe sur les transactions financières, mesure à laquelle je suis favorable.
Au bout du compte, nous sommes en train de répéter le débat que nous avons eu à propos du pacte de stabilité et de croissance entre 2003 et 2004. En essayant de réformer le pacte, l’Allemagne et la France n’ont pas été tenté de le rendre moins contraignant. Ce que ces pays voulaient faire, c’était mettre l’accent sur la nécessité de la croissance, puisque l’Allemagne n’était alors pas en mesure de réduire ses dépenses de plusieurs milliards d’euros [afin de ramener son déficit en-dessous de #% du PIB], tout en menant à bien sa politique de réforme. La leçon apprise à l’époque était que les réformes structurelles ne peuvent être efficaces que si, en même temps, on stimule la croissance. Nous devons maintenant donner cette opportunité à nos partenaires européens.
Seule une Europe unie pourra survivre au sein de la compétition politique et économique mondiale, puisque les États-nations sont tout simplement trop faibles. C’est pourquoi les États-nations tout comme l’Union européenne ont besoin d’aller de l’avant grâce à un processus de réforme. L’Allemagne a trouvé une réponse avec l’Agenda 2010. Je suis convaincu que les décideurs politiques belges sauront également relever les défis qui concerne leur pays - avec leurs propres concepts et leurs idées. Comme nous le savons tous, à présent, je suis simplement chargé de l’aspect analytique. D’autres personnes doivent faire ce qui doit être fait. Mais je tiens à souligner une chose: nous ne pouvons créer un avenir radieux que si nous allions la puissance économique à la justice sociale. Et c’est dans cet esprit que je souhaite que la conférence soit un succès retentissant.
Cet article a été posté le Lundi 14 mai 2012 dans la catégorie Union EuropéenneCriseJustice sociale. Vous pouvez envoyer un commentaire en utilisant le formulaire ci-dessous.

9 commentaires de “Gerhard Schröder, “L’Agenda 2010, clé de la réussite de l’Allemagne” (traduction exclusive)”



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[*][size=35]Laure dit : 
le 14 mai 2012 à 22:41
Il avoue et assume ici le déni démocratique du modèle néo-libéral, non? Dommage aussi pour un prétendu social-démocrate de ne pas avoir développé davantage sa vision de la justice sociale. La question du modèle démocratique et celle du modèle social en Europe seraient relégables à des enjeux politiques secondaires?
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[*][size=35]BA dit : 
le 15 mai 2012 à 23:01
En Grèce, le bank run s’accélère.
Mardi 15 mai 2012 :
Grèce : 700 millions d’euros retirés des banques grecques lundi.
Les retraits d’argent dans les banques grecques ont atteint 700 millions d’euros lundi, a indiqué le président de la République Carolos Papoulias aux chefs des partis politiques grecs qu’il a reçu, selon les actes publiés mardi sur le site de la présidence.
“Lors d’un entretien téléphonique avec le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos, ce dernier m’a informé que la situation des banques était très difficile et que le système bancaire était actuellement très faible. Les retraits ont atteint la somme de 700 millions d’euros jusqu’à 16H00 lundi” a déclaré Carolos Papoulias, estimant par ailleurs que la situation serait pire au cours des deux prochains jours.
“M. Provopoulos a dit qu’il n’y avait pas de panique, mais qu’il y avait une grande inquiétude qui pourrait se transformer en panique”, a ajouté M. Papoulias.
L’inquiétude est provoquée par l’incertitude politique qui a suivi le scrutin législatif du 6 mai, au cours duquel aucun parti n’a reçu de majorité, plongeant le pays dans une paralysie politique.
Le chef de l’Etat a présidé lundi et mardi des réunions des chefs de partis, tentant en vain de former un gouvernement de coalition. Finalement, le pays doit avoir recours à de nouvelles élections en juin.
En février, l’ancien ministre des Finances, Evangélos Vénizélos, avait chiffré à quelque 16 milliards d’euros les sommes déposées à l’étranger depuis 2009, début de la crise de la dette, dont 32% dans des banques au Royaume-Uni, et 10% dans des banques en Suisse.
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[*][size=35]La voix dit : 
le 7 juin 2012 à 20:58
Et si les allemands réformaient leur code du travail dans le sens de cette justice dont Monsieur Schröder à la bouche pleine? Si on parlait de critères de convergence à ce niveau-là, justement? L’avidité ne convergera jamais que vers elle-même et alors cette Europe-là ne se fera jamais… Les peuples ne le permettront pas. D’accord pour baisser notre niveau de vie mais tous au même niveau: s’il n’y a plus pour chacun l’espoir d’être riche une jour, la richesse devient tout à fait insupportable à tous. Vous ne pourrez pas restaurer l’ancien régime. Notez que d’autres ont essayé avant vous… Alors, à quoi servent-elles, ces analyses? Et combien vous les payent-on?
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[*]Gilles RAVEAUD » Blog Archive » Le Monde immonde dit : 
le 11 septembre 2012 à 21:57
[…] les termes mêmes de Gerhard Schröder, l’agenda 2010 reposait sur le principe selon lequel “il faut d’abord demander […]
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[*]Didier Faivre » Blog Archive » François2 dit : 
le 30 septembre 2012 à 18:41
[…] Gerhard Schröder, “L’Agenda 2010, clé de la réussite de l’Allemagne”, alternatives-econom… […]
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[*]Didier Faivre » Blog Archive » François Hollande, digne héritier de Jacques Delors et Pierre Bérégovoy? dit : 
le 4 octobre 2012 à 20:13
[…] Gerhard Schröder, “L’Agenda 2010, clé de la réussite de l’Allemagne”, alternatives-econom… […]
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[*]Gilles RAVEAUD » Blog Archive » De la pauvreté en Allemagne... et en Europe dit : 
le 20 décembre 2012 à 19:24
[…] : les affreuses réformes Hartz dont Gerhard Schröder est si fier ont massacré les ouvriers et employés qui bossent, certes, mais pour des salaires de […]
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[*]Didier Faivre » Blog Archive dit : 
le 11 juin 2013 à 11:07
[…] <p style= »text-align: left; »><a href= »http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2012/05/14/gerhard-schroder-lagenda-2010-cle-de-la-… » target= »_blank »>Gerhard Schröder, “L’Agenda 2010, clé […]
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[*]Didier Faivre » Blog Archive » Menaces de grippe asiatique sur la France dit : 
le 21 août 2013 à 7:39
[…] Gerhard Schröder, “L’Agenda 2010, clé de la réussite de l’Allemagne”, alternatives-econom… […]
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